YOEL DIAZ GÁLVEZ




À vingt-cinq ans seulement, Yoel Diaz Gálvez est déjà l’un des peintres cubains actuels les plus importants. Alain Kleinmann, lors de leur rencontre à Cuba, l’a invité à rejoindre le « Groupe Mémoires » (Kleinmann, Hastaire, Kuper, Zahorov, Vaughn James, Arickx) à l’occasion de l’exposition organisée par la Ville de Monceau. Son oeuvre est présente à l’Académie Nationale des Beaux-Arts San Alejandro de La Havane, à la fondation Guayasamin de Quito en Équateur, ainsi que dans de nombreuses collections particulières et publiques à Cuba, en Allemagne, au Canada, aux États-Unis, en France et au Mexique. La galerie du Vieux Lyon organise aujourd’hui la première grande exposition personnelle de Yoel Diaz Gálvez à Lyon.


LA RENCONTRE AVEC YOEL DIAZ GALVEZ

En visite à Cuba à l’occasion de la Biennale Internationale de la Havane, c’est grâce à mon ami Gustavo Rosabal Noy que je rencontrai Yoel pour la première fois. Gustavo m’avait organisé une visite de l’Académie des Beaux Arts San Alejandro au cours de laquelle différents professeurs me montrèrent les travaux de leurs ateliers. Yoel était de ceux-là et, comme ses collègues, il me présenta avec enthousiasme les réalisations de ses élèves mais, avec modestie, il se garda de me montrer sa propre peinture. En fin de visite et après avoir pris congé des professeurs, je m’intéressai à une salle excentrée dans laquelle différentes oeuvres étaient posées au sol ; je remarquai tout de suite parmi elles une longue fresque de trois mètres de long d’une formidable puissance picturale. En cette période de foisonnement d’expositions autour de la Biennale, je venais de passer des jours entiers à visiter de nombreux musées, galeries et ateliers et à visionner des centaines de travaux -plus ou moins heureux - de plasticiens cubains contemporains. Or, cette fresque jonchant le sol, me sembla d’emblée d’une tout autre qualité, d’un tout autre enjeu, une sorte de chef-d’oeuvre qui rayonnait même négligemment abandonné à terre. Le thème en était simple et presque classique puisqu’il s’agissait d’une série de fragments de corps nus juxtaposés. La savante technique de peinture y était constamment secondarisée avec beaucoup de raffinement par des ruptures, des taches, des «droppings», des graphismes et des matériaux rapportés (plaque de tôle, toiles de jute et de lin). L’ensemble évitait la stricte démonstration de l’évidente maestria du peintre en intégrant la modernité d’un vocabulaire plastique risqué. Quand j’interrogeai l’un de mes guides sur l’auteur de cette oeuvre et la raison pour laquelle elle gisait ainsi au sol parmi les autres travaux, il me répondit que ces toiles étaient destinées à la Biennale et que le peintre en question était précisément l’un des professeurs avec lesquels je venais de visiter les ateliers de l’Académie. Je demandai immédiatement si je pouvais le revoir. Yoel fut comme surpris de l’acuité de l’intérêt que je portai à son travail et accepta de me conduire aussitôt dans son atelier personnel situé dans une autre partie de la Havane. Les travaux que j’y découvris me confortèrent largement dans l’opinion que je m’étais faite sur lui et j’eus l’idée de lui proposer d’intégrer une grande exposition que préparait la ville de Montceau sur le « Groupe Mémoires ».

De retour à Paris, je présentai son travail à mon ami Hastaire (co-fondateur du Groupe) puis aux différents peintres de «Mémoires» qui adhérèrent chaleureusement à la proposition. Ainsi naquirent les premiers pas de ce que nous pressentions tous comme une longue aventure à venir...

Alain KLEINMANN







5 place du Gouvernement
69005 LYON
Téléphone / Fax : 04 78 42 67 04
E-mail : galerievieuxlyon@free.fr


http://galerievieuxlyon.over-blog.fr